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Shanghai story

Malgré notre long séjour, nous aurons peu profité des charmes de Shanghai, surtout en raison d’une pluie et d’un ciel gris persistants.

Shanghai est la ville qui décrit peut être le mieux la Chine d’aujourd’hui et l’image qu’elle renvoie oscille entre l’ultra modernité et le plus profond archaisme, entre la richesse la plus tapageuse et la pauvreté la plus crue. Ecrans de télévision dans les bus, métros, aux arrêts d’autobus et même dans les cabines téléphoniques, canards et poules attendent, résignés, d’atterrir dans l’assiette du prochain client sur le trottoir d’un restaurant installé dans un garage crasseux, les immeubles aux silouhettes avant-gardistes s’élancent toujours plus haut, des hommes aux pieds nus traversent la rue et d’autres peinent a faire avancer leur vélo sous le poids d’une montagne de bouteilles en plastique récupérées dans les poubelles.
Aux yeux de nombreux chinois, Shanghai fait figure d’Eldorado et beaucoup viennent y tenter leur chance, certains avec succès sans doute. Apres Beijing, Shanghai est la seconde ville chinoise recevant un événement de dimension planétaire avec l’exposition universelle de 2010

Je m’adresse maintenant aux moins québécois d’entres vous en vous narrant une expérience terrifiante dont nous avons été les deux innoncentes victimes. Installés dans notre somptueuse suite (une chambre au plancher gondolé par l’humidité et baignée par de douces effluves d’égouts en provenance de la salle de bains), nous tombons sur une émission de télévision dans laquelle Thierry Henry est l’invité d’honneur. Après une interview insipide, l’émission se conclue par, tenez vous bien, le générique d’Hélène et les garcons, ni plus ni moins. Pour les moins francais d’entre vous, Hélène et les garcons était ce qu’il est convenu d’appeller une série TV niaise. A peine remis de ce choc, nous nous attablons le lendemain dans un restaurant japonais où nous aurons a peine le temps de brandir nos baguettes que résonne déja le même air sirupeux… Après une recherche minutieuse, il semblerait bien que ce soit Hélène et non Brassens, Brel ou tout autre artiste qu’on puisse soupçonner d’un quelconque talent qui soit devenu l’ambassadrice de la chanson francaise en Chine. Vaut mieux entendre ça que d’être sourd.

Demain nous nous envolons pour le Japon pour un circuit de 15 jours qui nous conduira d’Osaka a Tokyo, en passant par Kyoto et le Mont Fuji. Retour en France prévu le 23 juin….

2 comments juin 7, 2007

700 millions de chinois et moi et moi et moi…

Si J. Dutronc devait mettre à jour les paroles de sa chanson 40 ans plus tard, le célèbre refrain débuterait plus probablement par “1 milliard 300 millions de chinois…” Ce colosse démographique étend sa puissance jusque dans les moindres recoins de ses 21 provinces où il est courant que la population d’une ville moyenne atteigne le chiffre de 5 ou 6 millions d’habitants.

Nul doute que les voyages suprennent et bousculent les idées toutes faites : nous l’aurons constaté avec une acuité plus grande en Chine qu’ailleurs où les changements des dernières années ont faconné une Chine en parfait décalage avec les images d’Epinal d’une Chine rurale, traditionnelle et communiste. L’aisance, la richesse s’affiche avec ostentation, s’étale même, sans complexe dans les villes. La jeunesse surtout semble assumer avec désinvolture cette liberté économique nouvelle : restaurants à la mode, clubs, mode vestimentaire, marques et autres accessoires de luxe font parti du quotidien de nombre de ses chinois citadins. On chercherait presqu’en vain la fausse note dans cette partition trop parfaite : Xi’an et Beijing étant deux vitrines de la Chine aux yeux des occidentaux, on peut penser que l’attention qui y est apportée est extrême et qu’une autre réalité, celle des jeunes de notre auberge au salaire mensuel de 100 euros selon leurs dires, existe au delà du clinquant des centres d’achats et des lumières dorées de la ville.
Quoiqu’il en soit, à un an des JO 2008, l’image que va donner la Chine au monde entier promet d’être très travaillée.

Trop d’impressions se bousculent dans nos pauvres têtes de voyageurs fatigués pour espérer les ranger dans un texte de peur que ce dernier ne ressemble à un salmigondis de verbiage dénué d’intérêt. Aussi, nous aurons recours à la pire des techniques d’écriture témoignant du plus total manque d’imagination : l’abécédaire.

B comme Beijing

Coeur de la Chine et futur centre du monde. “Centre du monde” fait bien entendu référence à l’attention médiatique que va concentrer la ville lors des JO 2008. En arpentant les rues de la capitale, en y observant un dynamisme partout visible et en ayant en tête quelques chiffres, on ne peut s’empêcher toutefois de songer au doux rêve que caresse l’empire du Milieu de régenter à nouveau le monde.
La municipalité de Beijing occupe une superficie égale à celle de la Belgique. On se sent comme une fourmi sur les larges trottoirs des immenses avenues déshumanisées, écrasés par les hautes silouhettes des nouveaux immeubles ou des anciens édifices monumentaux.

B comme Bicyclette

Moyen de transport légendaire en perte de vitesse comme en témoignent les couloirs quasi déserts qui leur sont réservés sur les larges avenues de Beijing. Shanghai résiste mieux dans ce domaine surtout en raison de la politique mise en place par la ville qui oblige chaque postulant à l’achat d’une voiture à debourser un montant exorbitant (parfois égale au quart du prix de la voiture).

B comme Bus

Les bus de Beijing, tout comme la ville dans son ensemble, sentent encore le neuf. Outre un conducteur, chaque bus voit la présence d’une préposée chargée de recueillir le prix du ticket et de répondre aux questions des voyageurs. Très pratique. Le prix d’un trajet, y compris vers la banlieue, se monte à 15 centimes.

C comme chinois

Habitants de la Chine dont le principal trait de caractère est la curiosité. Demander son chemin peut ainsi provoquer un attroupement où les participants joueront des coudes pour essayer de comprendre de quoi il retourne. Au café internet, une jeune fille a même délaisser son petit ami pour s’asseoir près de nous et scruter avec minutie ce que ces deux occidentaux pouvaient bien faire sur internet.
Le deuxième trait de caractère le plus fréquent est la gentillesse, parfois dissimulée derrière un regard froid qu’un sourire de Naty ne manqua presque jamais de faire fondre.

C comme cité interdite

Cité qui n’est interdite qu’à celui qui refuserait de régler le droit d’entrée de 60 yuans. A noter le nombre très élevé de victimes si le système qui permettait d’en réguler le nombre de visiteurs au temps des empereurs, c’est à dire la peine de mort, était remis en service.

C comme communisme

Terme rare, inusité.
Obsolet, désigne une époque révolue en Chine.

F comme fesses

Pas les notres mais celles des enfants en bas age chinois qui portent tous des pantalons sans fond de culotte qui dévoilent leurs fesses dodues à tous les passants. Surprenant.

G comme Grande muraille

Ouvrage qui défie l’imagination et sur lequel nous avons gambadé durant 10 kilomètres. Horizons de collines verdoyantes à perte de vue et ce long serpent de pierre qui se joue du relief et trace son chemin sur des centaines de kilomètres. Grand moment.

H comme Hutongs

Habitats traditionnels de Beijing qui sont pour la plupart rasés pour faire place à d’imposantes barres d’immeubles, à des centres commerciaux gigantesques à la propreté chirurgicale dont les dimensions relèguent ceux de Montréal ou de Paris au rang de vulgaire supérette de quartier, à d’élégantes tours à bureaux ou encore à de somptueux hotels de luxe. Les derniers hutongs sont l’objet de toutes les attentions, sans doute pour être transformés en attractions touristiques et envahis d’auberges, de restaurants et de boutiques de souvenirs.

I comme Internet

Espace de liberté sous surveillance, disponible sur présentation d’un passeport pour les étrangers et d’une carte d’identité pour les Chinois afin, est-il écrit, d’empêcher les “comportements illégaux”. Comme des jeunes visionnent en toute impunité des films X dans ces mêmes cybercafés, nous ne comprenons pas quelle activité tombe dans l’illégalité…Peut être celles regroupant la consultation de ce genre de pages, inacessibles depuis la Chine : http://fr.wikipedia.org/wiki/Droits_de_l’homme

L comme langue

Outre le chinois qui de facon assez peu surprenante est la langue la plus volontiers parlée par les chinois, ces derniers se sont mis à l’anglais avec beaucoup d’enthousiame, de l’employé de gare au réceptionniste en passant par la preposée du bus.

M comme Mc Donald’s

Et oui, il est arrivée ici aussi

K comme KFC

Lui aussi

P comme Pizza Hut

Lui également

S comme starbucks

Et lui aussi.

T comme trains

Moyen de transport préféré des chinois. Nous l’aurons emprunté de nuit, totalisant 4600 kilomètres de rails, dans des compartiments de 6 couchettes, sans porte, ce qui nous aura valu de passer de bons moments avec nos compagnons de voyage.
Fleuron de la technologie chinoise et témoin que la Chine comble son retard dans tous les domaines, le CRH, le premier train chinois à grande vitesse, vient d’être mis en service en avril 2007 entre Beijing et Shanghai.

T comme Tibet

Voir aussi à R comme regrets.
L’entrée dans ce territoire sous administration chinoise semble donné lieu à un marché très lucratif de permis et de tours organisés plus ou moins suspects et dont la délivrance était suspendue à notre arrivée pour une raison inconnue de nous mais qui donne lieu à des rumeurs toutes aussi farfelues les unes que les autres. La plus savoureuse d’entres elles est celle d’un américain à cheval (A ce stade de l’enquête, on ne sait pas qui d’entre Lucky Luke ou du cowboy Marlboro est dans le coup) qui aurait traversé une région interdite avec sa monture et qui, mis sous les verrous par les autorités, se serait échappé tel Zorro.

T comme toilettes

En tant qu’être bassement humain, le voyageur doit de temps en temps répondre à certains besoins naturels irrépressibles. Toute banale que soit cette activité, elle peut se révéler des plus traumatisantes en Chine. Il n’est pas rare de trouver, en guise de toilettes, quelques trous juxtaposés et qui ne sont séparés par aucune cloison, encore moins par une porte. Et au cas où une porte est présente, cela n’empêche pas certains de la laisser grande ouverte…. de grands moments de solitude qui ont tendance à disparaitre avec l’apparition en force de toilettes à l’occidentale.
En règle générale, les chinois n’ont pas une notion très développée de l’intimité, comme en témoignent les multiples intrusions intempestives des femmes de ménage dans notre chambre d’hotel à toute heure de la journée.

X comme Xi’an

Située à 1200 kilomètres au sud ouest de Beijing, Xi’an fut l’objet de la plus grande découverte archéologique du 20ième siècle. Une armée de soldats en terre cuite, grandeur nature, accompagnés de leurs chevaux et dont le nombre est estimé à 6 000 fut découverte en 1974 après être restée sous terre durant 2000 ans.

Nous poursuivons notre découverte de la Chine à Shanghai, avant de rejoindre Hong Kong afin de nous envoler pour notre ultime destination, le Japon.

3 comments juin 2, 2007

Gooooooooooooooood bye Vietnam

Nous sommes à Beijing depuis quelques jours et le Vietnam nous paraît déjà bien loin. 28 heures de trajet non-stop entre Hanoi et Hong Kong suivi d’un court vol de 3 heures nous ont conduit dans la capitale chinoise qui semble toute entière se préparer pour recevoir les Jeux Olympiques dans un peu plus d’un an.

Dans le dédale des rues de la vieille ville de Hanoi

Hanoi offre un visage plus serein que sa grande soeur du sud. Bien sûr un capharnaüm à peine moins tonitruant règne dans ses rues mais il est ici plus facile d’y échapper : sur les rives du lac Hoan Kiem par exemple qui, selon la légende, abrite des tortues centenaires dont il me semble en effet avoir aperçu la tête de l’une d’entres elles émerger à la surface; synonyme de bonne fortune, toujours selon la légende; ou bien dans les étroites ruelles de la vieille ville où les vietnamiens boivent leur thé à toute heure de la journée ou encore en dégustant un bon café dans une des nombreuses maisons coloniales au charme intacte.
Le vrai trésor de Hanoi cependant, ce sont les rues de la vieille ville dont une quarantaine suivent une organisation toute particulière : chacune d’elle abrite une corporation diiférente. Ainsi, le bruit des scies et des marteaux résonnent dans la rue des ferblantiers, des étincelles jaillissent de la rue des forgerons, des couleurs éclatantes parent la rue des décorations de fêtes bouddhistes, des senteurs entêtantes montent de la rue des herboristes et des visages de l’au delà vous épient dans la rue des pierres tombales qui portent pour la plupart une image du défunt. Rue du tabac, du linge de maison, du cuir, du PVC, de la miroiterie, des tapis… plus de cinquante spécialités seraient représentées dans les rues de la vieille ville. Une ballade autrement plus charmante que d’arpenter les rayons anonymes d’un Walmart.

Dans le labyrinthe des îlots de la baie d’Halong

Le premier contact avec la baie d’Halong laisse un souvenir impérissable : un chapelet d’îlots se déploie à perte de vue au dessus des eaux du golfe du Tonkin, baignés dans la brume légendaire qui nimbe les lieux d’une aura mystérieuse. Au rythme lent d’une croisière dans ses eaux calmes, doucement bercés par le chant des centaines d’oiseaux qui les peuplent, des îlots sortent de la brume comme par magie, d’autres s’y engloutissent en ne laissant entrevoir qu’un cours instant encore une silouhette monumentale avant de disparaître totalement derrière le rideau opaque.

La tête dans les nuages

Après 9 heures de train de nuit dans une couchette au confort précaire suivi d’une heure d’un bus filant à toute allure sur les routes montagneuses, nous découvrons la ville de Sapa. Sapa est un bijou lové dans les méandres vertigineux des Alpes Tonkinoises, ainsi nommées par les français, à 380 kilomètres au nord ouest de Hanoi. La ville domine une vallée aux flancs voués à la culture en terrasse dont les escaliers épousent parfaitement les ondulations des collines, offrant ainsi au spectateur un paysage unique et saisissant, quand la vallée n’est pas noyée sous un épais voile nuageux qui a valu à Sapa le surnom de “Ville dans les nuages”.
Différentes ethnies peuplent les alentours de Sapa, notamment des Hmongs et des Dao qui continuent à pratiquer la culture en terrasse, l’élevage et la fabrication d’objets artisanaux. Nous avons croisé de nombreuses jeunes filles Hmongs noirs (non en référence à la couleur de leur peau mais à celle de leur costume…qui est indigo) aux sublimes habits traditionnels et n’avons pas pu résister à leurs sourires, aux étoffes aux couleurs chatoyantes qu’elles vendaient ni à leur argumentaire de vente dans un anglais impeccable.
Après une ballade magique dans le village de Cat Cat tout proche, il était déjà temps de rejoindre notre couchette pour Hanoi.

Ira furor brevis est

la colère est une courte folie. Pour comprendre, et excuser, les lignes, disons rudes, qui vont suivre, il faut savoir que nous étions à Hanoi depuis quelques jours et nous en avions visité, dans l’ordre : l’ambassade de France, l’ambassade de Chine (aux portes de laquelle nous nous casserons les dents par deux fois), la poste centrale (si quelqu’un pense jamais avoir eu à faire à un préposé au guichet peu engageant, ce n’est rien en comparaison du bouledogue obtu qui nous a reçu et qui de surcroit à tenter de nous surfacturer nos timbres dans l’espoir, vite déçu, d’empocher la différence), la gare (la remarque canino-postale s’applique aussi pour la préposée de la gare), les agences de voyages, que nous remplissions des formulaires passionnants pour Immigration Canada, Revenu Québec… Alors on se dit que là, dimanche, sous un soleil resplendissant, nous allons rendre une petite visite au vénérable Ho Chi Minh, à jamais prisonnié de son cercueil de verre. Nous prenons place dans la file qui s’étire sur plusieurs centaines de mètres et qui témoigne de l’admiration populaire qu’inspire encore le libérateur du Vietnam (ou alors c’est parce que l’entrée est gratuite mais ça m’étonnerait quand même un peu). Les photographies sont bien évidemment interdites mais nous sommes peu enclin à laisser l’appareil photo à la consigne où règne un chaos indescriptible. Je planque donc l’appareil dans ma poche et nous continuons notre progression dans la file. Une centaine de mètres plus loin, un garde tout de blanc vêtu, m’invite à sortir du rang et me demande de vider le contenu de mes poches…à la vue de l’appareil photo, le garde au regard où pointe autant d’émotion que dans celui d’un mérou dépressif, m’indique la consigne à une centaine de mètres de là. C’en est trop, on s’en va tout penaud. Pour voir des fossiles ou des brontosaures, nous irons au musée de l’Homme à Paris : les photos y sont autorisées et c’est tout de même plus instructif qu’une poupée Ho Chi Minh allongée dans son bocal comme une sardine à l’huile dans une salade Saupiquet.
Je fais certes preuve d’une mauvaise foi à tout rompre mais ce qui provoque mon ire c’est que des règlements comme celui-ci sont édictés pour les 5% de demeurés congénitaux qui ne savent pas observer les règles élémentaires du savoir-vivre et qui prennent des photos quand c’est interdit (explicitement interdit avec un panneau rédigé dans toutes les langues ou moralement proscrit comme photographier un enfant mendiant en haillon), qui chevauchent les statues centenaires des tombeaux de Hué, qui piétinent les stèles sacrées de l’île de Pâques, qui photographient sans autorisation et en gros plan les membres des minorités ethniques sans s’interroger sur un conflit avec leurs croyances (celle de l’appareil photo voleur d’âmes par exemple), qui se montre torse nu au grand temple sacré du caodaisme, qui rient dans les couloirs de la mort des prisons du génocide ou qui jettent leurs détritus entre deux guanacos du lac Chungara.

Nous faisons donc nos adieux au Vietnam apres y avoir passé plus d’un mois. Si le Vietnam recèle des trésors pour le voyageur (Hoi An, le delta du Mekong, la baie d’Halong, Sapa, Hanoi) celui doit s’attendre à affronter chez les acteurs locaux du tourisme, les effets néfastes d’un afflux de dollars (4 millions de touristes attendus en 2007) dans une industrie mal réglementée d’un pays en voie de developpement.

Hong Kong

Ma consternante nullité géographique me poursuit jusqu’aux confins de l’Asie. Dans mon imaginaire, Hong Kong était une ville aux dimensions certes gigantesques mais qui ne dépassait pas les dimensions qu’on attribut générallement à une agglomération de 6 millions d’habitants. Tout faux, Hong Kong occupe une superficie de 1 000 Km²; soit plus que Manhattan, le Bronx, Brooklyn, le Queens, et Staten Island réunis. Le coeur financier et économique de la ville, le nord de l’île de Hong Kong, n’occupe que 7% de la superficie totale. Nous étions donc quelque peu surpris d’y découvrir de grandes étendues vierges, de paisibles villages de pêcheurs et des sentiers de randonnée de plus de 100 kilomètres!
Nos 2 journées dans cette ville unique où l’Asie s’est mêlée à l’Europe durant plus de 150 ans nous auront seulement permis d’avoir une vue d’ensemble de l’ancienne colonie, mais quelle vue!!! Celle depuis le sommet du Victoria Peak qui du haut de ses 552 mètres dévoile un panorama à couper le souffle sur la concentration vertigineuse de gratte-ciels. Quelle vue encore que celle que nous a offert une ballade en ferry sur les eaux qui sépare Kowloon de l’île de Hong Kong. Et quelle vue enfin en guise d’apothéose, à la nuit tombée, sur la débauche de lumières des gratte-ciels dont les reflets multicolores s’abîment dans les eaux noires de Port Victoria.

En Chine, nous pouvons déjà faire la même observation que dans tous les pays traversés, à l’exception de la Nouvelle-zélande et de l’Australie : Natasha passe difficilement inaperçue. C’est d’autant plus vrai en Chine où les gens interrompent leur conversation, leur chemin, leur travail pour dévisager, bouche bée, le phénomène qui leur passe sous le nez. On peut voir dans le regard des plus jeunes la même stupeur que dans les yeux d’Eliot lorsqu’il découvrit E.T. pour la première fois.

Note : cet article a pu être mis en ligne depuis la Chine en utilisant des outils permettant de contourner des restrictions sur la navigation de certains sites internet dont notre blog…

Add comment mai 23, 2007


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