Noël à Pâques, ou presque
décembre 24, 2006
Nous sommes de retour à Santiago du Chili après 4 jours fantastiques passés sur l’île de Pâques. Parler de cette île qui a tant attisé l’imagination des Hommes, cette île mystérieuse perdue au milieu du Pacifique et qui n’a sans doute pas encore livré tous ses secrets, parler de cette île dis-je n’est pas chose aisée. Difficile de traduire par des mots ce que l’on ressent à la vue des premiers Moais, ces statues de pierre aux regards égnimatiques; pratiquement impossible de trouver les mots pour décrire les couleurs, les ombres des nuages courants sur les collines et le sentiment d’isolement qui vous prend lorsque du haut d’un volcan, vous contemplez l’océan Pacifique qui se cache difficilement derrière les fragiles frontières de l’île.
Après 5 heures de vol, notre avion se pose donc sur la plus longue piste d’atterrissage du monde, financée par le gouvernement des États-Unis pour faire atterrir en urgence la navette spatiale. Rapa Nui (Nom donné à l’île par ses habitants) nous livre ainsi son premier paradoxe qui ne sera pas le dernier. Nous sommes accueilli par notre hôte, Raoul, qui nous passe autour du cou les traditionnels colliers de fleurs fraîches. Ce type d’accueil, plus commun en Polynésie, peut surprendre en territoire chilien. Nous découvrirons par la suite que les habitants de l’île se considèrent volontiers comme membres de la grande famille polynésienne et n’ont qu’une très faible conscience d’appartenir à la nation Chilienne.
Nous découvrons ensuite notre hôtel et son jardin tropical luxuriant. Si les hôtels de l’île sont somme toute modestes, il n’en va pas de même pour leurs tarifs. Nous nous apercevons que notre budget va lui aussi prendre des vacances pour quelques jours. Après avoir fait la connaissance de notre hôte Raoul, nous faisons rapidement connaissance avec nos autres hôtes exotiques, moins sympathiques que Raoul mais avec plus de pattes et d’antennes. Après une opération de fumigation, d’obturation de tous les chemins d’entrées de ces charmantes bestioles et une opération séduction rondement menée par Raoul, ses bières et ses petits cadeaux, nous passerons le reste du séjour sans apercevoir le moindre petit insect. Ouf.
En 4×4
Notre première découverte de l’île se fera en 4×4, le réseau routier de l’île, si on peut parler de réseau pour la seule route qui fait une demi-boucle de l’île, n’étant pas totalement asphalté. Nous décidons de prendre la route en sens inverse de celui préconisé par toutes les agences, ce qui nous permettra de découvrir l’île quasiment seuls. Situation paradoxale quand on sait qu’à cette époque de l’année Rapa Nui est désservie par des vols quotidiens de 300 personnes. Avoir la chance de découvrir un tel endroit avec comme seuls compagnons les chevaux sauvages de l’île est une expérience inoubliable. Nous finirons cette journée fatigués mais la tête remplie d’images plus belles les unes que les autres.
En vélo
Le lendemain, c’est en vélo que nous partons à la découverte de l’île. La qualité médiocre de toute la signalisation sur l’île alliée à mes talents de navigateur nous aurons conduit à passer la majeure partie de la journée au milieu des vaches et des chevaux, tout surpris de voir 2 cyclistes tenter de passer au milieu des roches volcaniques et des éboulis. Nous ne vîmes donc pas âme qui vive durant près de 3 heures, privilège inestimable d’avoir l’impression d’être seuls sur cette île. Nous rejoindrons ensuite les sentiers battus et rebattus non sans avoir subit une lâche et soudaine attaque d’un faucon qui fera une dizaine de passages juste au dessus de ma tête en poussant des cris qui ne me semblaient pas très amicaux. Inutile de dire que Naty et moi effectuâmes un 500 mètres digne de figurer au panthéon des plus beaux sprints du Tour de France.
En scooter
Pour la dernière journée sur l’île, nous avons loué un scooter pour nous rendre à la plage d’Anakena et y passer le reste de la journée. Là je me dis que je suis vraiment tranquille, allongée sur le sable blanc, à l’ombre des cocotiers, agréablement bercé par le bruit des vagues s’échouant sur le rivage…et ben non!! On ne peut pas être tranquille. Pendant que Naty fait trempette, on me réquisitionne pour faire juge dans un concours de scultpures de sable par les enfants de l’école de Hanga Roa. Et inutile de vouloir prendre cette tâche à la légère, la directrice de l’école prend mon travail très au sérieux et m’emmène de scultpure en sculpture, vitupérant les enfants récalcitrants qui ne voudraient pas se placer devant leur oeuvre afin d’expliquer la signification de celle-ci. Je donnerais mon classement en tremblant en espérant que celui ci soit plutôt en accord avec celui que s’était déjà fait la directire.
Ce passage à l’île de Pâques aura été un moment très fort pour tous les 2. Nous passons d’une île à l’autre en nous envolant ce soir, le 24 décembre pour la Nouvelle-Zélande. Pas de Noël pour nous, car passant la ligne de changement de date, nous arrivons le 26 décembre à Auckland. Nous penserons très fort à nos amis et à nos parents au dessus du Pacifique.
Avertissement
Ce texte ayant été tapé à la vitesse de l’éclair…enfin disons un éclair suisse ou corse, un peu moins rapide qu’un éclair normal, pour des raisons de vol à prendre pour la Nouvelle-Zélande, je ne saurai être tenu responsable de la fadeur du texte, de la pauvreté des adjectifs ni de la profondeur creuse des lieux communs. En espérant faire mieux depuis la Nouvelle-Zélande.
Entry Filed under: île de Paques. .
3 Comments Add your own
Leave a Comment
Some HTML allowed:
<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <pre> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>
Trackback this post | Subscribe to the comments via RSS Feed


1.
les Chada | décembre 25, 2006 at 6:49
Bonjour les explorateurs,
la boucle est bouclée en Amérique du Sud. Merci pour l’album photos qui donne bien envie. Les paysages sont magnifiques.
S’envoyer en l’air pour Noël, bien ouéj!
Nous avons hâte de découvrir la Nouvelle-Zélande.
Merci pour la carte d’Argentine. Il a fallu qu’on soit en vacances pour vous écrire!!! Ici le rythme ne s’est pas ralenti. Désolés pour le délai.
Nous pensons très souvent à vous. Joyeux Noël et méga bonne fin d’année. Il me semble que le vin est bon en Nouvelle-Zélande. Vous nous en direz des nouvelles.
A+
Maxime et Carine
2.
Michael | décembre 31, 2006 at 11:55
Salut Nat et Bruno,
Je peux vous dire qu’ici, nous avons eu de la neige tout juste pour Noël, en conformité avec notre tradition de passer un Noël blanc.
Ça s’est bien déroulé en famille, avec le Réveillon chez Patricia ou nous avons procédé à un échande de cadeaux surprises, agrémenté de suspicion et d’éclats de rire.
C’est sûr que votre absence s’est faite sentir, si loin que vous étiez !
Bonné Année donc, dans ces pays si lointains de Boischatel.
Michael
3.
Virginie | janvier 12, 2007 at 4:00
Je n’ai qu’un mot a dire … magnifique !!! Les photos sont sensas et ca nous fait rever …
En attendant de faire d’aussi beaux voyages on va se contenter d’admirer notre petite puce qui est arrivée le 3 Janvier (48cm pour 2,830kg). Sibylle vous souhaite de continuer votre superbe voyage et espere faire votre connaissance quand vous passerez en France.
Bises.
Virginie